Je crois que le moment est arrivé pour moi d'arrêter ce blog.
Cette décision ne fait pas suite à la semaine horrible que je viens de passer –que nous avons été des milliers à passer- c'est une chose à laquelle je réfléchis depuis un moment.
Je ne sais pas quand exactement est survenu le changement, mais le fait de déballer ma vie plus ou moins intime sur un réseau aussi impudique que l'internet a commencé à me déranger. Et comme je l'avais déjà dit dans un ancien article, trop d'hésitations ne mènent finalement à rien. Peut être aussi que j'ai perdu l'habitude ou que j'ai désormais d'autres trucs qui m'occupent l'esprit, je sais pas. J'ai surtout la désagréable sensation de me psychanalyser à chaque fois que je me relis, et le fait de savoir que tant de gens peuvent me psychanalyser aussi me met mal à l'aise. Peut être que dans quelques temps il me reprendra l'envie d'écrire un blog, et alors je recommencerais, avec le même nom, ou un autre, va savoir.
Mais pour l'instant j'ai l'impression d'y perdre mon temps plus qu'autre chose, et que c'est encore un moyen de fuir la réalité. Alors je vais m'appliquer à vivre plus et mieux plutôt que de m'enfermer dans une vie virtuelle dans laquelle je ne me sens ni libre, ni intéressante, et qui ne semble pas m'aider beaucoup à améliorer ma situation.
Ainsi au lieu de laisser un blog fantôme, j'annonce officiellement sa fermeture. Je vous remercie énormément de vos commentaires, critiques, compliments, conseils, ce temps que vous m'avez accordé tout au long de ces deux dernières années, votre intérêt et votre soutien m'ont fait énormément plaisir et j'ai adoré tout ce temps passé à écrire sur divers faits qui me touchaient, puis sur ma vie ou sur la société, et de les partager avec vous. Mais il y a un temps ou tout finit par s'arrêter, et je pense qu'il vaut mieux en finir là plutôt que de continuer à écrire alors que l'enthousiasme et la motivation des débuts n'y sont plus.
Mais j'ai pas envie de me barrer de vos vies comme ça, sans vous laisser une trace concrête, quelque chose qui vous suivra dans votre quotidien (je serais chiante et collante jusqu'au bout), et pour cela rien de mieux que quelques musiques...
Je considère ces morceaux comme « mes » musiques, non pas qu'elles m'appartiennent, mais que je m'y retrouve. Sans elles mon univers serait incomplet. Vous savez, quand ça vous rappelle beaucoup de choses, où quand vous avez l'impression que ça parle de vous, même quand les paroles n'ont rien à voir. Cela rend nostalgique souvent sans raison, et à l'occasion ça redonne espoir.
Je mets donc cette playlist débile pleine de sentiments contradictoires à la fin de cet article (elle n'est pas exhaustive, je l'ai faite hier matin uniquement pour ce blog).
Je crois que c'est tout... enfin non, une dernière chose, l'arrêt de mon blog ne signe pas la fin de ma vie sur Internet. Alors à bientôt sur MSN, sur Mgemotion, sur vos blogs, et bien sûr dans la « vraie » vie ou encore ailleurs qui sait.
Bonne chance, et merci.
Freya.
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Trois extraits que j'adore et que je n'aurais sans doute plus l'occasion de publier ailleurs :
(à propos du Jerry Springer Show)"Nid est fasciné. C'est de l'information pure. Un travail documentaire pour les générations à venir. La quintessence du monde dans lequel il vit. Un monde où il n'est pas interdit de se distinguer à condition d'être strictement identique au voisin. Un monde où chacun a le droit de s'exprimer du moment que l'autre se tait aussi. Un monde où il fait bon vivre si l'on sait bien y mourir. Nid est heureux d'appartenir à une société qui a su si parfaitement s'adapter à sa propre destruction. Il est fier de cette culture qui transforme les individus en insectes en les convainquant de leur propre valeur. Dans le totalitarisme, se dit-il, on vous retire votre dignité par la force et dans la démocratie, on vous persuade que vous n'en avez plus besoin."
( in Poétique de l'égorgeur, Philippe Ségur )
"Le 20 mai, 4 jours après la mort de Monique Poinsard, le gras préfet Moret fit une apparition remarquée au journal télévisé régional. Il avait mis sa veste sombre et sa tête d'honnête homme pour dire sans rire aux familles des innocentes victimes qu'il s'associait à leur peine et que tout allait être mis en ½uvre pour que youpi. Il dit aussi l'espoir que la police, dont la ténacité petipatapon."
( in Des femmes qui tombent, de Desproges >> et oui je me suis mise au Desproges après m'être fait traiter d'inculte :p..)
« parlez moi de vous et du pays d'où vous venez », dit l'épouvantail, quand elle eut fini son repas.
Elle lui décrivit donc le Kansas, comment tout était gris là bas et et comment le cyclone l'avait amenée jusqu'à cet étrange pays d'Oz. L'épouvantail lui prêtait une oreille attentive et dit :
« je n'arrive pas à comprendre pourquoi vous désirez quitter ce beau pays, pour retourner dans cet endroit sec et gris que vous appelez le Kansas. »
« c'est parce que vous n'avez pas de cervelle. »
( in Le magicien d'Oz, L. Frank Baum )
et n'oubliez jamais : C'est un bébé renard qui est gentil. Sa maman arrive et le mange.
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Image : Le dernier Shaman king est sorti vendredi...
Musique :
Playlist de la mort qui tue (NB : allez dans le carré gris ou y'a écrit
New Juke.blog (sinon ça vous renvoie dans les playlists d'autres gens), cliquez sur les pistes et voilà...).
Manquent les chansons
Falling into you et
Destin de Céline Dion,
Jacob's Ladder de Chumbawamba,
Nocturn de Kate Bush,
White Heat de Madonna,
The air is getting slipery de Primus, le thème d'Oliver & Compagnie ainsi que celui de Pokémon et bien sûr
le choeur des Bohémiennes de Verdi extrait de la Traviata que je vénère depuis que j'ai 4 ans; chansons que je n'ai pas trouvé sur le site.
P.S spécial Nanou :
recette de la pomme au four.
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ici seront affichés les résultats du bac...