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I want to hear the scream of the butterly

I want to hear the scream of the butterly
En ce moment, ma vie manque cruellement de magie. Celle-ci s'est perdue quelque part, entre la fin du lycée et la concretisation de mon univers imaginaire. Besoin que les choses aient un but, que le quotidien ait un sens, que les projets soient précis afin de savoir où je vais et évite de me cogner contre un mur au passage. Ainsi le quotidien a pris le dessus sur la vraie liberté, celle qui permet de s'évader grâce à l'esprit.
J'ai peut-être aussi rencontré la mauvaise personne, celle qui m'a plongée dans un univers littéraire fascinant mais tellement brut, Bukowski, Fante ou Burroughs, des écrivains tout ce qu'il y a de plus humains et matérialistes, qui m'ont noyée dans une réalité sauvage et crue, celle de l'humain en quête de survie. Cette réalité qui n'existe pas dans l'univers de l'enfance, et qu'en grandissant nous apprenons malgré nous à accepter comme la seule réalité possible et existante. C'est aussi en grandissant que l'enfant découvre la dépression et le désespoir.

Quand je vois ce que j'ai pu écrire ces derniers mois, ou les conversations que j'ai pu avoir, le résultat n'est pas inintéressant mais terre à terre. Des histoires concrêtes, dans notre monde à nous, des faits quotidiens et ancrés dans notre réalité terrestre. Où sont passées les élucubrations surréalistes de mon adolescence ? les personnages mi-morts mi-vivants, la jeune fille qui se métamorphose inéluctablement en fleur sans aucune explication logique, les villes sous l'eau, les mondes parallèles accessibles grâce aux diamants ?
Il a fallu que suite à une conversation, je regarde le film L'histoire sans fin pour me rendre compte que je n'avais pas perdu tout ça. Ce film a fait ressurgir des sentiments depuis longtemps enfouis, l'émerveillement, la surprise, la poésie. L'imaginaire ne m'a pas quittée et il ne tient qu'à moi de faire vivre ces histoires. La magie est en chacun de nous et elle est nécessaire : sans elle, nous ne sommes pas vraiment entiers, et la vie est tellement fade si on se contente de la vivre platement. Il n'est pas facile de gérer le rôle que l'on doit jouer dans la réalité, et le monde intérieur dans lequel nous évoluons, mais il faut le faire. Pour que Fantasia perdure ;)

# Posté le samedi 11 octobre 2008 10:37

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